Taux en baisse : les bons d’État sont-ils toujours intéressants ?

Si les bons d’État garantissent la sécurité du capital, leur attractivité financière pose aujourd’hui question. L’évolution récente des taux proposés est révélatrice : alors que le bon à 1 an offrait 3,30 % brut (soit 2,81 % net) lors de l’émission 2023, le même produit en septembre 2025 n’affichait plus que 1,90% brut, soit environ 1,33% net après taxation. Cette érosion du rendement, désormais bien inférieur au taux d’inflation, interroge légitimement sur la pertinence de ce placement dans une stratégie patrimoniale équilibrée.

Une fiscalité qui pénalise lourdement le rendement

La taxation des intérêts à hauteur de 30 % constitue un frein majeur. Sur un placement de 10 000 euros à 1,90% brut pendant un an, l’investisseur percevra 190 euros d’intérêts bruts, mais seulement 133 euros nets après prélèvement fiscal. Lorsqu’on y soustrait l’inflation – qui oscille encore autour de 2 à 3 % –, le rendement réel devient négatif. L’épargnant perd alors progressivement du pouvoir d’achat malgré son placement « sûr ».

Des alternatives plus performantes existent

Face à ces rendements décevants, d’autres solutions d’investissement méritent d’être considérées.

Les assurances-vie de branche 21, bien que fiscalement soumises à une taxe de 2 % sur les versements sont un choix fiscalement avantageux puisqu’exonéré de précompte mobilier après 8 ans et un jour. Ces placements peuvent en outre proposer des taux garantis très compétitifs tout en conservant leur fonction de transmission patrimoniale optimisée. Leur flexibilité et leur cadre successoral avantageux en font un outil pertinent pour de nombreux épargnants. Enfin, il n’est pas rare que des compagnies proposent temporairement des conditions particulièrement avantageuses comme un taux d’intérêt supérieur ou un remboursement de la taxe de 2%. En tant qu’intermédiaire indépendant nous nous tenons au courant de ces offres et les rendons accessibles à nos clients.

Les fonds dit « datés » constituent également une alternative très pertinente au bon d’Etat. Ces fonds, contrairement aux fonds obligataires classiques ont une date d’échéance fixe et investissent dans un panel diversifié d’obligations connu dès le départ. Ces obligations proposent pour la plupart des taux supérieurs aux bon d’Etat.  

Enfin, d’autres pistes existent, notamment les placements de branche 26 qui sont des placements comparables à des bons de caisse, proposés par de grandes compagnies d’assurance et offrant un taux garanti sur des durées très diverses.

 

Se faire accompagner pour optimiser son patrimoine

Face à la multiplicité des produits financiers et à la complexité croissante des arbitrages fiscaux et financiers, l’accompagnement d’un expert devient précieux. Baro-Colson propose une gamme complète de solutions d’investissement et de gestion patrimoniale adaptées aux objectifs de chaque épargnant.

Plutôt que de se limiter aux bons d’État par simple réflexe sécuritaire, il est essentiel d’analyser globalement sa situation : horizon de placement, objectifs financiers, capacité à supporter le risque, fiscalité personnelle, besoins de liquidité… Cette approche globale permet de construire un portefeuille véritablement optimisé.

Vous souhaitez faire le point sur vos placements et explorer des alternatives plus performantes que les bons d’État ? Contactez Baro-Colson pour un conseil personnalisé et découvrez les solutions d’investissement adaptées à votre profil sur colson-sa.be/investissements-et-patrimoine.

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